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lundi 1 août 2016

Un projet d’aide au profit de l’Agence du cadastre

Un appel à propositions d’un montant de plus d’un million d’euros est en cours de validation dans le cadre du programme d’appui à la mise en oeuvre de l’Accord d’association Algérie-Union européenne (UE), en vue de la mise en place d’un cadastre multifonctionnel au profit de l’Agence nationale du cadastre (ANC). Le projet vise « à appuyer l’administration algérienne dans ses efforts visant la modernisation des finances publiques et la mise en place d’un système d’information à composante géographique permettant la connaissance exhaustive de l’utilisation du territoire national tout en garantissant la sécurisation de la propriété domaniale et foncière publique et privée ». Il s’agit également de renforcer les capacités institutionnelles, techniques et administratives de l’ANC en matière de gestion et de concordance du fichier immobilier et de contribuer à l’amélioration des finances publiques. Le projet, qui entre dans le cadre des volets « coopération économique, statistique et financière » de l’Accord d’association Algérie-UE devrait, après validation, aider l’ANC à faire un inventaire à grande échelle de la propriété des personnes tant publiques que privées, de l’utilisation et de la gestion domaniale et foncière. Le programme palliera, par ailleurs, aux manques constatés dans la mise en oeuvre d’une « stratégie nationale domaniale et foncière » et aider à résoudre les problèmes de recherche d’assiettes foncières libres et disponibles pour l’investissement.

Le projet de jumelage permettra également à l’ANC d’améliorer ses compétences managériales, techniques et organisationnelles de suivi de la qualité et des opérations.

« En renforçant les capacités de l’ANC, le projet de jumelage va doter le gouvernement d’outils de référence dans le choix des décisions et des politiques d’amélioration de la gestion intégrée de l’information domaniale et foncière dans le cadre du plan stratégique de modernisation des finances publiques », peut-on lire dans le document de présentation du projet. Il y est noté également que malgré les efforts consentis, l’ANC accuse encore un retard dans l’établissement du cadastre général. « En effet, si les opérations de cadastre général sont à 3% d’être achevées d’ici la première moitié de 2017 (226,7 millions d’hectares tous types d´immeubles confondus), les opérations de cadastre général en milieu urbain n’ont pas atteint 50% de la couverture urbaine et il reste encore un quart de la zone rurale à cadastrer (environ 4 millions d’hectares). »

Les rédacteurs du document précisent qu’« il n’en reste pas moins que le défaut de concordance de la documentation foncière entre les différentes bases de données domaniales et foncières reste un facteur aggravant le manque de transparence dans la gestion domaniale et foncière. Ce manque associé à des données insuffisamment fiables, actualisées et exhaustives contribuent au déficit de confiance du citoyen et des institutions dans le système foncier ».

Le secteur du foncier et l’ANC en particulier se trouvent confrontés au cloisonnement entre compétences, niveaux d’organisation et secteur d’intervention alors que le partage d’informations représente un des piliers pour le développement efficient et concerté des ressources foncières, notent les initiateurs du projet.

Le jumelage propose, de ce fait, les trois axes d’assistance correspondant aux axes du programme de Cadastre multifonctionnel de l’ANC. Il s’agit de la gestion intégrée et synchronisée des données domaniales, foncières et cadastrales avec emphase fiscale dans un système d’information opérationnel.

Une assistance à l’harmonisation et la modernisation du corpus juridique et le renforcement des capacités à travers une assistance à la formation et à la communication institutionnelle, l’enjeu majeur pour l’ANC étant l’achèvement de la modernisation engagée depuis quelques années qui lui permettra d’atteindre l’objectif d’un meilleur service à l’usager et la participation à l’amélioration des finances publiques.

Zhor Hadjam
El Watan - Dimanche 31 juillet 2016

https://sites.google.com/site/histoireducadastre/home

lundi 16 mai 2016

Le Mordor se réveille ...


Nouvelle-Zélande. Le Mont Ruapehu, au centre de l’île du Nord, qui sert de cadre à certaines scènes du Seigneur des Anneaux, montre des « signes de vie de plus en plus importants » ces dernières semaines, selon le vulcanologue Brad Scott, cité par les médias locaux. Le volcan serait en train de se réveiller, neuf ans après sa dernière éruption. « Des relevés récents ont confirmé une augmentation des émissions gazeuses », a indiqué GNS Science, l’organisme chargé de surveiller l’activité sismique et volcanique de l’archipel kiwi. La température du lac situé dans le cratère est passée de 25 °C à 46 °C en moins d’un mois. Le niveau d’alerte a été relevé d’un cran et les autorités ont interdit l’accès aux randonneurs dans la zone du sommet et dans un rayon de 2 km autour du cratère. Les nouvelles-calédoniennes, lundi 16 mai 2016

www.lepetitjournal.com

samedi 20 juin 2015

Geometre expert foncier


La profession de géomètre expert foncier n’est pas suffisamment réglementée et pas assez « protégée ». C’est ce qu’a indiqué le président du Conseil national de l’Ordre des géomètres experts fonciers (OGEF).

Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Quelle est la situation de l’exercice de la profession de géomètre expert foncier en Algérie ? Une question qui préoccupe énormément l’OGEF, vingt ans après la création de cette profession.

« Les tâches de géomètre prêtent beaucoup à confusion dans l’intervention de certains professionnels, d’où la nécessité de bien les protéger par des textes bien définis », a affirmé le président du Conseil national de l’OGEF, Sebti Sidhoum, hier, en marge de la 6e assemblée générale de l’Ordre des géomètres experts fonciers, tenue à l’hôtel Sheraton à Alger.

Il précise que depuis la promulgation de la loi en 1995, seul un décret exécutif s’en est suivi une année plus tard pour organiser les structures de l’OGEF. Un décret qui, en réalité, n’a concerné que l’organisation des conseils régionaux et leur fonctionnement. « Il n’y a eu depuis aucun autre texte », précise-t-il avant de plaider pour une « confortation » sur le plan réglementaire. « La loi a toujours besoin de textes d’application », a-t-il ajouté.

Il a également plaidé pour la tenue d’un Conseil supérieur de l’OGEF. « Le tout dernier a eu lieu en 1999 alors que la réglementation stipule à ce qu’il se tienne tous les ans », a-t-il rappelé.

En l’absence d’une réglementation suffisante, l’exercice de la profession de géomètre expert foncier continue de rencontrer de nombreux problèmes à l’échelle nationale. « Sur la scène internationale, l’Algérie est classée parmi les premiers pays en matière de problèmes juridiques et de problèmes liés à la justice au foncier », soutient encore Sebti Sidhoum.

Tous ces problèmes, assure-t-il, n’ont point affecté le professionnalisme dont font preuve les géomètres experts fonciers à travers tout le territoire national.

Il cite ainsi de nombreux projets réalisés avec la rapidité exigée grâce à ces professionnels tel que le projet de l’autoroute.

« Les géomètres ont participé et joué leur rôle notamment dans le cadre des expropriations ».

Le président du conseil national de l’Ogef évoque, en outre, le volet formation de ces spécialistes. Pour lui, la formation des géomètres doit être adaptée avec l’exercice de la profession. « L’Algérie dispose d’une école créée avant la création de l’Ordre qui forme des ingénieurs en topographie et en géodésie. Nous réclamons à ce que le programme de formation soit adapté avec l’exercice de la profession afin de pouvoir répondre aux besoins de l’économie nationale », dit-il.

Le Soir d’Algérie Mercredi 19 novembre 2014

fr.wikipedia.org - Géomètre-expert
ANSEJ - Cabinet de Géomètres Métreurs.pdf
Fiche sur la législation foncière actuelle en Algérie.pdf
www.ogef-dz.com

lundi 30 mars 2015

et si l'Algerie est frappe par un seisme majeure (algerie360)


Les séismes se multiplient ses derniers jours dans le nord du pays. Au moins cinq wilayas ont connu des secousses telluriques ces dix derniers jours, créant un sentiment de peur et d’inquiétude parmi la population.

La dernière en date est survenue dans la matinée d’hier à 11h 22 mn, dans la wilaya d’Alger. En fait la capitale a connu une secousse tellurique d’une magnitude de 3,6 degrés sur l’échelle ouverte de Richter. L’épicentre de la secousse a été localisé à 30 km au nord ouest de Aïn Taya, en mer.

www.algerie360.com


mardi 23 décembre 2014

Les explications contradictoires de Bonatiro et du Craag


Plusieurs secousses telluriques ont été enregistrées ces derniers jours dans la région d’Alger. Afin d’obtenir des explications sur ce phénomène, nous avons contacté le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) et Loth Bonatiro, expert en astrophysique et géophysique.

Cause des séismes, explications contradictoires

Pour Mohamed Hamdache, chercheur au Craag, cette activité sismique est justifiée par la localisation géographique de l’Algérie. « Notre pays se situe sur la plaque nord-africaine, qui est en interaction avec la plaque euro-asiatique. L’énergie emmagasinée par ces frottements sera libérée sous forme de secousses ». Selon le chercheur, « il s’agit d’une activité sismique continue qu’on peut qualifier de faible à modérée, car on enregistre mensuellement entre 80 et 90 secousses sur tout le territoire national, dont 90% ne sont pas ressenties ».

Concernant les causes de ces séismes, M. Hamadache estime qu’il s’agit de l’activité interne de notre planète. « Le séisme est dû à des facteurs internes de la terre et non pas externes », assurant que « la canicule ne peut en aucun cas avoir une relation avec l’activité sismique de la Terre ».

Changement climatique

Pour sa part, Loth Bonatiro n’est pas d’accord avec M. Hamadache. « L’activité sismique dans la région de la Mitidja n’est pas classique comme liée aux mouvements des roches terrestres. Ce type de séisme est dû à des explosions des eaux souterraines, vu que cette région renferme d’immenses réserves d’eau, tels que Hammam Melouen, Hammam Righa et Hammam Berouaguia. Ce phénomène se produit quand l’eau froide des pluies rentre dans les couches souterraines et rencontre les eaux chaudes. Celui qui dit le contraire ne comprend pas le premier principe de la physique générale, qui dit que les corps réchauffés se dilatent, et quand ils reviennent à leurs températures ils se contractent ».

Prédiction des séismes

Concernant la prédiction d’un violent tremblement de terre, les deux chercheurs ont avancé des explications différentes. « La température qui varie est très importante dans la constitution de séismes, mais il y a aussi d’autres paramètres tels que le champ magnétique terrestre et la gravité métrique qui sont jusqu’à présent corrects donc on ne peut pas parler d’une activité sismique forte. Puisque les conditions ne sont pas toutes réunies », explique Bonathiro. Selon le chercheur du Craag, la prédiction des tremblements de terre est quasiment impossible. « C’est vrai qu’il y a des zones qui sont plus sujettes aux séismes, comme le Nord algérien, mais il n’existe pas à l’échelle mondiale une méthodologie ou un instrument pour prédire un séisme ».

www.tsa-algerie.com

samedi 22 novembre 2014

Algerie - L'urbanisme en crise


Un colloque international sur les questions de l’habitat – organisé par l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger (EPAU) – s’est tenu les 19 et 20 novembre à Alger, pour tracer les défis et les perspectives auxquels ce secteur doit faire face. 70 personnes ont été rassemblées pour en discuter. Rencontrés en marge du colloque, quelques experts livrent à El Watan leur vision du malaise et proposent des solutions.

jeudi 2 octobre 2014

Immobiler : 80% des transactions relèvent de l’informel


Le marché de l’immobilier a connu, depuis 2003, une hausse à la fois, des prix de la vente et de location. Ainsi, le prix de vente d’un F3 a été multiplié par 5 par rapport à son prix d’il y a 10 ans.

Idem pour la location d’un F3 qui a augmenté de plus de 3 fois par rapport à l’année 2003. Ces données, communiquées par Abdelhakim Aouidat, président de la Fédération nationale des agences immobilières, représentent l’évaluation de cette organisation professionnelle pour le secteur de l’immobilier durant la période allant de 2003 à 2013. D’après cet agent immobilier, depuis le séisme de 2003 survenu à Boumerdès, le prix de l’immobilier a connu une flambée. Lors d’une conférence de presse animée hier au siège de l’UGCAA à Belcourt, M. Aouidat a axé son intervention sur les facteurs qui ont contribué à l’augmentation irrationnelle du marché de l’immobilier. Bien que l’anarchie, qui règne dans le marché de l’immobilier, ait contribué dans une large mesure à la hausse des prix de l’immobilier, la cause principale reste le déficit enregistré dans le parc immobilier. Ainsi, Il n’y a que 7 millions de logements recensés pour 37 millions d’habitants. Soit 5,6% de taux d’occupation. Pour rappel, la norme est estimée à 2 personnes par logement.

Ce qui classe l’Algérie loin de cette norme. M. Aouidat charge les marchands de biens et les agents qui travaillent de manière informelle d’être à l’origine de cette flambée. « Entre le propriétaire et l’acheteur, parfois on assiste à 10 intermédiaires. Chacun de ces derniers aura sa part du marché. Cet état de fait se répercute significativement sur le prix du bien immobilier », explique M. Aouidat. Il lance un appel aux citoyens afin de traiter directement avec des agents immobiliers agréés et non pas avec des intermédiaires illégaux qui « spéculent sans argent ». Actuellement il est incapable de déterminer le prix du mètre carré en Algérie à cause de cette spéculation.

En 2006, la Fédération nationale des agences immobilières a lancé un travail de terrain pour établir un baromètre permettant aux agents immobiliers et aux institutions concernées d’avoir un outil de travail. En vain. La fédération n’a pas réussi à maîtriser les prix appliqués sur le terrain qui ne cessent d’augmenter. 80% des transactions immobilières passent par le marché informel et le montant exact de ces transactions demeure inconnu.

L’application de la nouvelle loi 09/08 portant sur la réorganisation des agences immobilières a révélé l’ampleur des transactions informelles. Avant la mise en application de cette loi, 6600 agents immobiliers ont été recensés. Alors qu’il n’y a que 3000 agents qui se sont conformés à la nouvelle loi. Tandis qu’entre 2010 et 2011, 1200 agents ont contourné la loi pour transformer leurs agences immobilières en bureau d’affaires.

Djedjiga Rahmani
El Watan - Mardi 21 janvier 2014


jeudi 25 septembre 2014

Bechar vulnerable face aux inondations


M. Tahar Mélizi, délégué national aux catastrophes naturelles au ministère de l’Intérieur était hier en visite à Béchar pour expliquer la stratégie des pouvoirs publics en matière de prévention des catastrophes naturelles.

Il est venu en même temps écouter les préoccupations des responsables et ouvrir un large débat sur l’évaluation des risques encourus et susceptibles de se produire dans la région du sudouest.

Si la zone de Béchar a toujours été jusqu’ici épargnée par les tremblements de terre, elle connaît, par contre, périodiquement des inondations qui entraînent des pertes humaines et provoquent d’importants dégâts matériels, à l’instar des grandes inondations mémorables du mois d’octobre 2008, a-t-on rappelé au délégué national. Mes interventions des responsables de l’exécutif ont mis en relief les nombreuses réalisations des infrastructures érigées (ponts, digues, berges, etc.) dans le but d’atténuer le danger et qui sont destinées à orienter l’écoulement des eaux.


Mais ces réalisations sont insuffisantes et ne doivent pas cacher la réalité fondamentale soulevée par le P/APC de Béchar. D’après celui-ci, le principal souci demeure l’épineuse problématique de l’oued qui n’est pas protégé par des mesures efficaces de prévention en amont. Ainsi, a-t-il indiqué, les digues situées en amont de la rivière (à Ouakda) sont entièrement envasées depuis de nombreuses années et se trouvent dans l’impossibilité d’endiguer la furie des eaux en période de fortes d’intempéries. Et de citer les destructions des ponts, des maisons construites à proximité des berges par des citoyens, suivies par la dévastation d’une école primaire à Haï Nour en 2008.

M. Nadjah

El Watan - Jeudi 25 septembre 2014

jeudi 2 janvier 2014

Affaissement au tunnel de Djebel El Ouahch (Constantine)


Une grande panique a régné hier près des lacs situés à la forêt de Djebel El Ouahch, à environ 10 km au nord du centre-ville de Constantine où se trouvaient de nombreuses familles sur les lieux. Selon les témoignages des riverains, une secousse a été ressentie vers 16h30, accompagnée d’un important affaissement de la chaussée, ce qui a provoqué le glissement de certains véhicules stationnés sur la chaussée située juste au-dessus du tunnel qui fait l’objet de travaux de creusage menés par le consortium japonais (Cojaal), en charge de la réalisation du tronçon de Constantine de l’autoroute Est-Ouest. L’incident nous a été confirmé par une source de la Gendarmerie nationale qui a précisé qu’aucune victime n’est à déplorer parmi les civils, alors qu’une source de Cojaal a déclaré qu’aucune victime n’a été enregistrée parmi les travailleurs. Nous saurons que, par mesure de sécurité, le commandement du groupement de Constantine de la Gendarmerie nationale a décidé de fermer les deux tunnels de Djebel El Ouahch, ainsi que tout accès à l’autoroute Est-Ouest à partir de la localité d’El Meridj, côté sud et la ville de Zighoud Youcef sur la RN3, côté nord. Ainsi, la circulation a été fermée sur tout ce tronçon à partir de 17h, et ce, en attendant les résultats de l’enquête menée conjointement par la gendarmerie et les responsables de Cojaal pour déterminer les causes de cet incident.



Pour rappel, il s’agit du premier cas de ce genre depuis le lancement des travaux de l’autoroute Est-Ouest sur le tronçon de Constantine en 2008 dans une zone marquée par un relief difficile et un sol affecté par les glissements de terrain.

El Watan - Jeudi 2 janvier 2014

www.leconews.com

mardi 23 juillet 2013

Une interview exclusive de Haroun Tazieff (27.10.1980)


Le célèbre vulcanologue français, qui, par ailleurs, fait partie du comité de défense d' « Afrique-Asie », donne son point de vue sur la tragédie d'El-Asnam.

« AFRIQUE-ASIE ». — Pour la deuxième fois, El-Asnam est meurtrie. En tant que spécialiste, vous aviez déjà étudié la catastrophe de septembre 1954, puis vous avez eu l'occasion de développer votre réflexion sur cette calamité naturelle. Quelles sont vos premières impressions ?

HAROUN TAZIEFF. — La catastrophe de 1954 a révélé la fragilité de la zone d'El-Asnam, et, depuis lors, j'ai très rapidement pu me convaincre que, du moment qu'un séisme violent se produit quelque part, il est absolument certain qu'il se reproduira au même endroit et avec au moins la même violence. La seule chose qui est totalement impossible à prédire, c'est l'intervalle entre deux secousses destructrices.

Il y a plusieurs types de régions sismiques de par le monde. Les plus exposées ont des séismes destructeurs très fréquents. C'est le cas de toute la ceinture de feu du Pacifique, aussi bien au Chili, au Pérou, en Californie, en Alaska, au Japon, aux Philippines ou encore en Chine. Puis il y a des régions où les séismes sont aussi très fréquents mais moins violents, bien qu'ils atteignent tout de même parfois une magnitude de 8 de l'échelle de Richter. Je veux parler du nord de l'Inde, de l'Himalaya, de l'Afghanistan, de l'Iran et de la Turquie. Puis, plus à l'ouest, toujours dans la même bande, les tremblements de terre sont encore légèrement moins violents, mais toujours destructeurs et meurtriers. C'est le cas de la Grèce et de la Yougoslavie. Puis cette bande revient vers le sud-est, la Sicile, la Tunisie et le Maghreb, qu'elle traverse en écharpe pour aller mourir dans l'Atlantique, à Agadir. Le tremblement de terre qui vient de se produire est, je crois, le plus violent jamais enregistré en Afrique.

samedi 20 juillet 2013

Prevoir les seismes ? (Algerie Actualite 10.12.80)


La science n'est pas encore assez développée pour prévoir les Séismes. Alors, il faut construire en conséquence, c'est-à-dire prévenir ...

Le séisme suscite autant d'intérêt (épisodique, il est vrai), de peur que de superstition. Des rumeurs circulent, une sorte de psychose commence à s'installer depuis le dernier tremblement de terre survenu à El-Asnam.

« Le phénomène séismique rappelle M. Benalou, directeur du Centre National d'Astronomie, d'Astro physique et de Géophysique (CNAAG) est un phénomène naturel qui se manifeste depuis que la terre existe ». M. Benalou, s'insurge d'une manière véhémente contre « les rumeurs qui circulent dans un pays dont la religion est l'Islam, laquelle religion récuse les superstitions ».

vendredi 15 février 2013

Dr Abdelhamid Boudaoud, president du College National des Experts Architectes


Cet expert, 53 ans, est président du Collège national des experts architectes créé en 1991 et consultant à l'Ecole polytechnique de Turin. Dans cet entretien, il dresse un sévère réquisitoire contre les pouvoirs publics sur la façon dont sont menés les travaux de réhabilitation des constructions endommagées par le séisme du 21 mai dernier et dénonce l'absence d'un code de la construction. Il prévient des dangers d'une reconstruction dans l'urgence en avertissant : " Nous sommes en train de reproduire les mêmes erreurs ! "

dimanche 3 février 2013

Rendre Alger grande ville de services


Dans le cadre de la réflexion sur le Grand projet urbain, l'administration de la wilaya d'Alger a reçu M. Michel Cantal Dupart, urbaniste architecte bien connu pour avoir pris part à de nombreux aménagements des villes : la Rochelle, Perpignan, Pau ..., la Médina de Tunis, Gafsa, le projet Carthage - Tunis. Il a également animé le programme " Banlieues 89 ". M. Michel Cantal Dupart a été de 1983 à 1986 chargé de mission auprès du Premier ministre français pour les dossiers de la Ville. M. Dupart a surtout acquis une renommée internationale pour être un expert des villes portuaires sur le double plan architectural et urbanistique. Lors de son voyage à Alger (du 18 au 21/12/96), M. Dupart a bien voulu répondre à nos questions.

Liberté : Expert auprès de l'Association des villes portuaires, vous avez publié un ouvrage sur la relation port-ville. Quelle place donnez-vous au port dans la vie d'une ville ? Comment organiser les relations et les rapports entre la ville et le port ?

M. Cantal Dupart : Il n'y a pas de port sans ville et l'on peut dire qu'ils sont étroitement liés.

Combien de villes-ports de par le monde ont des soucis économiques, tout simplement parce qu'elles ont éloigné leur port, oubliant que c'était leur raison d'être.

dimanche 13 janvier 2013

Entretien avec Abdelhamid Boudaoud, president du CNEA (Collège national des experts architectes)


Je voudrais, avant de répondre à vos questions, faire connaître le CNEA (Collège national des experts architectes) afin de lever toute équivoque quant à son engagement spontané dans le débat qui a suivi le séisme du 21 mai 2003. Créé le 13 juin 1991, le CNEA est membre à part entière du Collège international des experts architectes qui a son siège en Suisse. Association à caractère professionnel, son but est de faciliter et de multiplier les libres contacts entre les experts architectes sans distinction de doctrine architecturale, de servir l'architecture par un effort de documentation et d'information sur la pathologie du bâtiment, de préparer les instruments juridiques pour l'exercice de la profession, les méthodes de travail, un mode de formation, de situer la responsabilité des constructeurs, de contribuer à l'élaboration de la législation relative à la construction, de promouvoir et de favoriser le développement des experts architectes, d'assurer des missions d'arbitrage et, enfin, de prendre en charge la défense des intérêts professionnels et moraux de ses membres.

Je tiens à préciser que dès le lendemain du séisme du 21 mai dernier et afin de prendre en charge l'immense travail J'expertise, le CNEA a lancé un appel pressant à tous les architectes pour prendre attache avec la cellule de crise de la wilaya de Boumerdès.

jeudi 27 décembre 2012

Les poutrelles de la Casbah


Le 17 février 1716, un terrible tremblement de terre détruisit Alger et provoqua la mort d'une grande partie de sa population. La secousse a été tellement violente qu'elle fut ressentie en haute mer par des bateaux étrangers dont tes marins rapportèrent l'affolante vibration qui secoua les embarcations, provoquant une grande terreur parmi les équipages. Cette année-là et les années qui suivirent furent particulièrement tragiques pour la population algéroise qui affronta plusieurs autres tremblements de terre particulièrement violents, notamment ceux de 1719 et 1722.

Suite à ces catastrophes naturelles qui plongèrent la contrée dans la désolation et le deuil, le pouvoir politique de l'époque, personnifié par la dey, décida une série de mesures pour faire face à d'éventuels autres séismes de la même puissance. C'est ainsi que sur les ruines de l'ancienne cité fut construite la Casbah, telle que nous la connaissons aujourd'hui, avec une technique nouvelle, révolutionnaire pour l'époque : la construction parasismique, c'est-à-dire un système de bâti particulier qui pourra résister aux tremblements de terre et éviter que les murs et les pierres ne tuent les gens.

jeudi 15 novembre 2012

Apres le scenario catastrophe de Bonatero


Au séisme psychologique provoqué par l'astronome Bonatero, les chercheurs du Craag répondent par une " réplique " scientifique. Démonstration.

La déclaration de Loth Bonatero, un astronome du Craag, relayée par certains journaux, et qui annonçait de fortes secousses telluriques qui devaient secouer plusieurs régions du globe à partir d'hier, a fait l'effet d'une bombe. Une grosse panique s'est emparée des citoyens qui attendaient, la peur au ventre, ce cataclysme qui allait tout détruire. La psychose est telle que des milliers de citoyens ont quitté précipitamment la capitale pour aller se réfugier au bled d'origine. Bonatero a réussi son coup. Il a provoqué la terreur au sein de larges secteurs de l'opinion encore sous le choc de la catastrophe du 21 mai dernier. Dans ce climat d'hystérie ambiante, nous avons voulu donner la parole aux spécialistes, les vrais, pour nous éclairer et rassurer une population traumatisée par la hantise des tremblements de terre. Et la " réplique " des chercheurs du Craag par rapport aux fausses " prophéties " de Bonatero a été sans appel.

mercredi 14 novembre 2012

Le plus violent seisme apres celui d'El-Asnam


Le séisme historique le plus fort qui a affecté la région d'Alger date du 3 février 1716 et a atteint une magnitude de X (Rossi-Forel, d'après Rothé, 1949).

Le séisme de mercredi, d'une magnitude de 6,8 sur l'échelle ouverte de Richter, est le plus violent qu'a connu l'Algérie depuis le 10 octobre 1980; date où la ville d'El-Asnam (Chlef) a été touché par un violent tremblement de terre d'une magnitude de 7,3 qui a fait plus de trois mille morts - d'autres sources évoquent le nombre de 5000 victimes. Il faut dire que les séismes qui dépassent les 5 degrés sur l'échelle de Richter sont plutôt rares en Algérie. Seuls ceux d'une magnitude assez modérée sont récurrents - tous les cinq ans en général. Par ailleurs, il est utile de rappeler que la wilaya de Tipaza a connu, le 29 octobre 1989, un séisme de presque la même intensité puisqu'il avait été enregistré 6 sur l'échelle ouverte de Richter. Pourtant il n'avait fait que 30 morts : c'est dire que l'effet de site et la nature du sol déterminent pour beaucoup la gravité et l'impact psychologique de ce phénomène naturel sur les populations.

Palmieri's Seismograph
Ainsi, le séisme qui vient de faire plus de 1467 victimes voit son caractère spectaculaire décuplé de par la zone où il a eu lieu : proche de l'Algérois à forte concentration humaine, et la nature du sol qui aurait également favorisé le caractère destructeur des ondes sismiques puisque l'on avance que la ville de Réghaïa, fortement touchée, se caractérise surtout par son grand lac naturel, ce qui aurait, d'après les géophysiciens, été propice à la nocivité des ondes sismiques - présence de l'eau dans le sol - ajoutées à cela toute les autres normes du code parasismique, généralement non respectées particulièrement dans le bâti. Les géophysiciens rappellent, par ailleurs, que toute la région ouest de la Méditerranée, dont le nord de l'Algérie, est familière des séismes. Ce dernier aurait régulièrement connu de tels événements géologiques à travers les siècles comme celui d'Oran en 1790. Mais faute de traces écrites, les géologues ne peuvent remonter la chronologie des séismes en Algérie au-delà de 1365 où un séisme de 8 à 9 de magnitude fut enregistré. Viennent ensuite ceux de 1735, de 1756 de plus ou moins forte magnitude.

samedi 10 novembre 2012

Comment gerer les fatalites ?

M. Michel Demouchy, expert français en aménagement et en gestion des eaux pluviales, a animé, hier matin, une conférence au siège de la wilaya d'Alger.

M. Michel Demouchy, expert français en aménagement et en gestion des eaux pluviales, a animé, hier matin, une conférence au siège de la wilaya d'Alger.

Cette conférence avait pour propos l'exposé des similitudes entre les inondations du sud de la France et la catastrophe d'Alger du 10 novembre dernier, la gestion préventive des eaux pluviales dans les nouvelles villes et les solutions alternatives qui en découlent.

Les principales problématiques dégagées par le conférencier s'articulaient autour des contraintes d'une gestion rationnelle des eaux pluviales, et donc des risques encourus, et l'impact des configurations sociales, culturelles et urbanistiques sur les tentatives de prévoir et prévenir les crues et inondations.

L'extension des ensembles urbains, comme c'est le cas de la ville d'Aix-en-Provence, au-delà des limites des zones inondables pour des raisons de rentabilité accrues encouragées par les collectivités locales, est facilitée, selon M. Demouchy par « la perte chez les habitants et les décideurs de l'idée d'une catastrophe possible ». Ce qui impose une « situation paranoïaque » : « Nous sommes conscients des risques de par les catastrophes passées, mais nous ne retenons pas les leçons », explique en substance l'expert.

vendredi 26 octobre 2012

Bab El Oued - Les raisons de la catastrophe II

En mission humanitaire à Bab El Oued depuis le 14 novembre dernier, Dominique Laplace, un des experts de l'équipe de la Marseillaise des eaux, qui a fait le déplacement à Alger, s'exprime dans cet entretien accordé, avant son départ en France, à notre journal sur la catastrophe et les solutions à envisager pour parer à d'autres éventualités. Il est question, selon lui, de construire un bassin à Triolet pour retenir l'eau et des exutoires en sous-sol vers la mer pour éviter à l'avenir que le boulevard Abderrahmane-Mira soit noyé.

Le Matin : Vous êtes présent à Bab El Oued depuis le 14 novembre dernier ; quel est le diagnostic que vous faites de ce déluge qui s'est abattu sur Bab El Oued ?

Dominique Laplace : Après le déluge qui s'est abattu sur Bab El Oued, il y a eu des torrents d'eau et de boue qui se sont déversés sur ce quartier et qui ont envahi les rues, les maisons et les réseaux d'assainissement. Il a fallu donc qu'on travaille pour nettoyer ces réseaux de façon qu'ils puissent évacuer toutes ces eaux. On a travaillé alors en deux temps : on a évacué tout d'abord la boue qui se trouvait dans les voiries et les réseaux pluviaux, puis on a procédé au pompage dans toutes les caves qui étaient pleines d'eau. On a accompli ce travail pendant une dizaine de jours. Notre action s'est étendue du boulevard Abderrahmane-Mira jusqu'à Triolet, c'est-à-dire on a couvert l'ensemble de Bab El Oued.

samedi 2 juin 2012

Les inversions du champ magnetique terrestre


Les particules d'oxyde de fer contenues dans le basalte liquide jailli des profondeurs sous-marines se sont orientées sur le champ magnétique terrestre, avant que la roche ne se fige en se refroidissant. Les nombreuses inversions qu'a connues ce champ par le passé sont inscrites dans la croûte refroidie sous forme de bandes alternées, les unes de même polarité que la polarité actuelle dite " directe ", les autres de polarité inverse. Ces zébrures paléogéo-magnétiques, symétriques par rapport à la dorsale, permettent aux géologes d'établir un calendrier où les polarités directes (en noir) et inverses (en blanc) peuvent être représentées avec précision sur une échelle stratigraphique en millions d'années.



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