I - PRINCIPE DU COMPACTAGE
Quel que soit le procédé utilisé pour corroyer une terre, passage d'engins, de rouleaux, damage manuel ou mécanique, serrage par charge statique, etc., la densité finale du sol ainsi transformé dépend de la teneur en eau. Si le procédé reste rigoureusement le même, la courbe de compactage présente un maximum de densité sèche (γ d max) pour une teneur en eau optimale (Wopt). A gauche de cette valeur sur les courbes de la figure 1, il n'y a pas assez d'eau pour assurer une lubrification entre les grains et assurer une bonne mise en place. A droite de l'optimum il y a trop d'eau pour que les grains puissent se mettre au contact le plus proche les uns des autres. Si on augmente l'énergie de compactage les courbes s'emboîtent les unes dans les autres; γ d max croît et Wopt décroît. Le plan (γ d, w) est borné à droite par l'hyperbole définie par la relation paramétrique :

L'étude du compactage se fait en laboratoire en utilisant un damage normalisé connu sous le nom d'essai Proctor. Le mode de compactage est tout à fait arbitraire; il a d'ailleurs été modifié plusieurs fois et il existe différentes normes. Nous indiquerons, ci-dessous, les deux principales.